Ce qui est prévu

Le 6 décembre 2020, lors de la restitution à la nation du déroulement des consultations politiques et sociales qu’il avait initiées, le président Félix Tshisekedi annonce qu’il lui a été proposé d’« établir une administration appropriée dans les zones en proie à l’instabilité et aux conflits ». Quatre mois plus tard, cette recommandation transparaît dans le programme d’actions du gouvernement. Ce dernier prévoit en effet de « proclamer l’état d’urgence sécuritaire dans les zones en proie à l’instabilité et aux conflits ».

Ce qui a été fait à ce stade

Le 3 mai 2021, le président Félix Tshisekedi prend l'ordonnance portant mesures d'application de l'état de siège sur une partie du territoire de la RDC. Ces mesures concernent particulièrement les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Le Sud-Kivu, initialement cité comme une zone en proie à des conflits dans le programme du gouvernement, échappe à cette mesure exceptionnelle.
Proclamé initialement pour une durée de 30 jours, l’état de siège est ensuite prorogé, depuis le 3 juin 2021, pour des périodes consécutives de 15 jours par le Parlement. Mais sur le terrain, peu de résultats sont palpables. Pire, le niveau de violence a augmenté au Nord-Kivu et en Ituri. Le gouvernement projette désormais d’organiser une table ronde avec les élus des provinces concernées et l’armée pour décider de l’avenir de l’état de siège.