Ce qui est prévu

« J’ai aussi procédé au changement de tout le commandement de la zone opérationnelle et relevé tous les militaires, comme n’a cessé de réclamer la population. » C’est ce qu’a affirmé le président Félix Tshisekedi début 2019, lors de son premier discours à la nation. À la même occasion, le chef de l’État a également annoncé avoir permuté 11 000 militaires pour les remplacer par 21 000 hommes. Fin avril 2021, le gouvernement a à son tour pris l’engagement de restaurer la capacité opérationnelle de l’armée sur l'ensemble du territoire national et, en même temps, relever les unités engagées trop longtemps dans les différents fronts.

Ce qui a été fait à ce stade

Si quelques légers aménagements ont été constatés dans le déploiement des troupes sur le terrain, avec l’état de siège, l’on trouve néanmoins presque les mêmes officiers qui étaient déjà en poste en Ituri ou au Nord-Kivu. Ce que des députés nationaux en mission d’évaluation ont d’ailleurs dénoncé : « Le maintien (la sédentarisation) de certaines unités de l’armée et des forces de sécurité sur le champ des opérations pendant plusieurs années a conduit à l'inefficacité de forces de défense et de sécurité ; ainsi les mêmes unités sont déployées sur la zone des opérations depuis trop longtemps, certaines depuis plus de dix ans. »
De fait, il est difficile d’avoir des informations nécessaires pour évaluer cet engagement de l’exécutif, l’armée ne publiant pas les chiffres ni les affectations de ses unités.