Ce qui est prévu

En 2015, les leaders de l’opposition s’étaient opposés à la tentative du pouvoir de conditionner l’organisation des élections au recensement général de la population. Fin avril 2021, le gouvernement Sama Lukonde s’est engagé à ne pas lier les deux processus.

Ce qui a été fait à ce stade

Si l’engagement du gouvernement Sama Lukonde de procéder au recensement de la population dans les « délais idéaux » est difficilement évaluable, l'exécutif refuse, officiellement, de conditionner l’organisation de ce processus à la tenue de prochaines élections. Néanmoins, le 2 mars 2022, le Premier ministre a pris le décret relatif à l’« organisation de la mutualisation des opérations opérationnelles dans le cadre de l’identification et de l’enrôlement des électeurs, de l’identification de la population et du recensement général de la population et de l’habitat ». L’exposé des motifs de ce texte précise, entre autres, que cette démarche tient compte de « l’impératif de minimiser les coûts et de rationaliser les délais d’organisation desdites opérations ensemble avec l’identification et l’enrôlement des électeurs dans le cadre des élections générales de 2023 ».
Toutefois, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) range, dans sa feuille de route du 3 février 2022, la mutualisation des opérations d’identification de la population et celles d’enrôlement des électeurs parmi les contraintes pouvant retarder les élections.